immobilier neuf montpellier

L’immobilier neuf à Montpellier, un marché de pénurie

Une offre de logements neufs en baisse

En raison du manque de foncier et des délais pour obtenir les permis de construire, l’offre dans le marché montpelliérain du neuf baisse chaque année. En effet, chaque année, l’offre de logements neufs mis sur le marché à Montpellier décroit.


Une demande en hausse

D’un autre côté, la demande, elle, ne cesse d’augmenter.

Depuis de nombreuses années, on assiste en France à un phénomène de “métropolisation” qui favorise la démographie dans les grandes métropoles. L’emploi, la culture, les loisirs sont concentrés dans les métropoles. Et le coût et les temps de transport travail/loisirs-maison incitent les gens, notamment les jeunes, à se rapprocher des centres-villes et à déserter les campagnes.

Montpellier bénéficie sans nul doute de ce phénomène. Elle doit accueillir chaque année 3 000 nouveaux habitants et la métropole entre 5 000 et 6 000. 

De plus, les propriétaires, comme les locataires, sont de plus en plus exigeants pour leur habitat, ils veulent tous un bien en parfait état avec terrasse, parking, une bonne isolation, une faible consommation, des volets électriques, de la domotique… En somme, tout ce que le neuf offre.

Or, le stock est très largement insuffisant pour répondre à la demande, tant à celle des acheteurs, qu’à celle des locataires


Les conséquences

Alors, quelles sont les conséquences, de cette pénurie d’offres dans le neuf?

  • tout d’abord, des files d’attente aux lancement des programmes pour obtenir un studio ou un deux pièces, les deux produits les plus recherchés par les investisseurs en Pinel
  • une baisse des ventes dans le neuf, faute de stock (et non de demande, vous l’aurez compris)
  • des prix en hausse dans le neuf pour compenser le manque à gagner sur le volume qui n’est pas au rendez-vous (les prix dans les quartiers recherchés de Montpellier dépassent les 6000€ du m2)
  • des prix élevés qui entraînent également dans leur sillages les prix des biens en revente.


Quelles solutions?

La ville a entrepris depuis plusieurs années une politique de création de “nouveaux quartiers” pour répondre à cette forte demande de logements.
Face à la pénurie de foncier, il n’y a pas d’autres options que de “verticaliser” les logements. Mais on est bien loin de l’esprit “cité”. Ces nouveaux quartiers sont pensés autour de l’humain. Ils s’articulent autours de grands espaces verts et favorisent la mixité des populations (étudiants, actifs, retraités…) et des usages en mêlant logements, bureaux, loisirs, écoles, services, transports doux… Port Marianne et Nouvelle Mairie sont les exemples réussis de cette politique d’urbanisme. Cambacérès, Cité Créative, Eurêka, Rive gauche, sont les futurs quartiers modernes de Montpellier

Les promoteurs sont inquiets

Si la politique d’urbanisme de la ville est à saluer, les promoteurs sont cependant inquiets car les processus administratifs sont trop lents et le foncier trop rare et trop cher.

Laurent Villaret, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée lance un appel : “Il faut absolument agir sur la mise en vente de nouvelles opérations, et activer tous les mécanismes pour faire baisser le prix du foncier et ainsi diminuer le prix des logements.” Yohan Breuil, Directeur commercial de la société Adéquation spécialiste de l’observation des marchés immobiliers, qui produits études de marché et conseil pour les acteurs de l’immobilier confirme “Ce qui nous inquiète, c’est qu’aucun signal ne dit qu’on pourrait aller vers autre chose qu’une pénurie et une poursuite de la hausse des prix à Montpellier »

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